Au cours des dernières semaines, un projet important pour le développement de la ville de Montréal a fait la une des journaux. Il s'agit de l'implantation d'un téléphérique par une compagnie privée sur les rives du St-Laurent afin de relier le Vieux port de Montréal à St-Lambert sur la Rive-sud via le parc Jean-Drapeau.
Les dernières révélations de Claude Benoît, Directrice générale de la société du Vieux-Port de Montréal, soulignant que le secteur n'avait pas besoins de nouvelles attractions et que le dossier après études était clos, s'appuient d'un argumentaire faible et inacceptable pour les commerçants du secteur du Vieux-Montréal. Elle s'objecte à ce qu'un édifice utilisant 1600 mètres carrés du territoire fédéral soit érigé comme point de départ et d'arrivé des utilisateurs des futures télécabines.
Il s'agit d'un investissement privé de près de 100 millions de dollars par la compagnie Skylink qui ne demande rien d'autre au gouvernement que la possibilité de payer un loyer pour occuper un espace de 1600 m2. Ce projet conduirait à la ville de Montréal des retombées évaluées à environs 120 millions de dollars et au moins 3000 emplois. Les réactions plus que timides des politiciens de nos trois niveaux de gouvernement laissent songeur.
Le ministre Christian Paradis déclarait la semaine dernière qu'il surveillait le dossier. Est-il d'accord avec les propos de sa représentante fédérale, madame Benoît ?
Pour la SDC Vieux-Montréal il semble de mise que le ministre Raymond Bachand fasse toutes les pressions nécessaires sur le gouvernement fédéral pour que la construction des télécabines puisse débuter dès que possible. « S'il s'en abstient, qu'il nous en donne les raisons.»
Pourquoi le maire de la ville de Montréal tarde-t-il a donner son aval au projet ? Son appui est indispensable pour faire bouger le gouvernement fédéral. Ses citoyens seront les premiers bénéficiaires de cet investissement.
Avec les déboires de l'industrie manufacturière qui touchent particulièrement les entreprises montréalaises et les problèmes de l'industrie du bois qui affectent le Québec, voilà que Montréal risque de perdre un investissement important ne nécessitant, de surcroît, aucun fonds public.
La SDC Vieux-Montréal demande donc au ministre fédéral Christian Paradis, responsable de la ville de Montréal, d'engager immédiatement les pressions nécessaires à la bonne marche du dossier et de s'assurer que les travaux relatif à la construction du téléphérique débutent dès que possible.
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